Le centenaire de l'aluminium marque la progression fulgurante d'une industrie intimement liée à l'histoire du développement social et économique de ce pays. De la casserole à l'aéronautique, en passant par l'automobile, ce métal fait désormais partie de notre paysage domestique, industriel et même… artistique!
L'aluminium, que l'on retrouve en abondance dans la croûte terrestre sous sa forme oxydée, est relativement jeune par rapport à d'autres métaux tels que le fer et le cuivre, utilisés depuis des siècles.
Avec l’invention du procédé qui la faisait entrer dans l'industrie, en 1886, la production d'aluminium a surtout connu son essor après la Seconde Guerre mondiale. À son ouverture, à l'automne 1901, la première usine d'aluminium du Québec produisait une tonne de métal par jour. Et, depuis le début des années 60, la production mondiale d'aluminium augmente d'un million de tonnes à tous les 20 mois environ. Au Canada, la production atteindra, en 2005, quelque 2 710 000 tonnes!
Un métal magique
Les matières nécessaires à la production de l'aluminium — la bauxite et l'alumine qui en est dérivée — proviennent de sources variées à travers le monde. Ce métal aux applications quasi illimitées est à la fois souple et ferme, malléable et robuste, flexible et résistant et, surtout, recyclable presque à l'infini. Ses applications courantes sont innombrables, sans compter celles qui se mijotent par des concepteurs aguerris dans les hauts fourneaux de la recherche. En effet, l'ingéniosité consacrée à développer son potentiel d'utilisation combinée à l'expertise unique des maîtres alumineurs en fait, au présent, le métal du futur.
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